Les opérations de la semaine !

Covoiturage (services en ligne)

Covoiturage.fr, le premier site de covoiturage en France vient d’annoncer une nouvelle levée de fonds de 7,5 M€ auprès d’Accel Partners et des investisseurs existants ISAI et Cabiedes & Partners (En Juin 2010, la société annonçait Lire la suite

Le premier fast food africain lance une levée de fonds

Créée en 2008, cette première chaîne de restauration rapide africaine Yassà Fast-Food qui compte deux restaurants en propre à Toulouse et une franchise à Nice a annoncé en Décembre avoir lancé une levée de fonds de 500 000 euros auprès du public.

Yassà Fast-Food réalise un chiffre d’affaires de 200 000 euros et a deux gros projets d’implantations de restaurants en propre sur Paris et Barcelone où les locaux sont repérés et les business plan sont au point. Tout ce qu’il manque, ce sont les fonds. 500 000 euros en l’occurrence.  Sur cette somme, seuls 20.000 euros peuvent être investis par l’entreprise.

Si la société fait appel au public, c’est parce que les banques sont frileuses et parce que les professionnels de l’investissement contactés n’ont pas encore donné suite.

Le dirigeant compte sur son propre réseau et, le cas échéant, sur des clients qui croient au projet. Conscient qu’il ne sera peut-être pas aisé de réunir les 500 k euros, il a pour idée d’obtenir 100 à 200 K euros et d’inciter les banques à suivre…..

Si l’on en juge par les levées de fonds réussies dans la franchise alimentaire (Planet Sushi, Bretzel Love, Cook and Go,..), il y a fort à parier que si cette étape est franchie, les étapes suivantes seront plus faciles !

A lire, l’interview de Souaibou Koita sur http://www.objectifnews.com

Citizen Capital, une approche différenciée de l’investissement !

Si les critères financiers d’investissement de Citizen Capital sont « classiques » (CA entre 1 et 15 M euros, seuil de rentabilité atteint), ce sont les critères extra-financiers qu’ils appliquent qui font toute la différence :

  • Critère lié à l’implantation géographique : entreprises implantées ou ayant une stratégie de développement dans des territoires défavorisés et/ou ;
  • Critère lié au profil ou au parcours du dirigeant : entreprises dont le(s) dirigeant(s) a un profil d’autodidacte (niveau de formation pouvant aller jusqu’à Bac + 2), ou est issu des migrations extra-européennes/Dom-Tom et/ou ;
  • Critère lié à l’impact sociétal de l’activité : entreprises qui placent les enjeux de responsabilité sociale au cœur de leur activité

Les entrepreneurs visés, souvent issus de zones défavorisées, sans background éducatif pour les aider dans cette quête de deniers sont peu familiers des capitaux-investisseurs.

Un objectif de retour de 15 %

Les fondateurs, ayant pris pour référence les performances du capital-investissement au cours des 10 dernières années, se sont donné l’objectif d’un retour brut de 15 %, sans les frais de gestion. Un modèle hybride que l’Anglais Bridges Ventures, qui applique le capital-risque aux régions les plus pauvres du Royaume-Uni pour donner les mêmes chances de réussite aux personnes privées de capitaux, applique depuis 9 ans.

Chez Business Angel des Cités (BAC), FCPR porté sur les fonts baptismaux par l’entrepreneur Aziz Senni avec le concours de Gilles Cahen-Salvador, fondateur de LBO France et de diverses personnalités, le taux attendu se situe entre 15 et 25 % dans les 5 à 7 ans.

La promesse est donc de donner du sens à l’argent, mais aussi de gagner sa vie. Citizen Capital investit entre 500 000 et 2,5M € dans des PME réalisant un CA compris entre 1 et 20M €. “Une PME de petite taille en phase de croissance a la capacité de doubler voire tripler sa taille en 5 ans”, justifie Laurence Méhaignerie. Et de citer José Jacques-Gustave, un Martiniquais créateur de G2J, société de prestations de services de vidéo-conférence, passée de 14 à 32 salariés en 2 ans suite à un apport de 800 000 €. Une ambition qui implique une stricte sélection des projets. “Du fait des perspectives de rentabilité nous n’avons pas donné suite à des entreprises sociales qui nous avaient sollicités. Mais nous n’excluons pas la création d’un fonds spécifique”, explique Laurence Méhaignerie, co fondatrice de Citizen Capital.

“Avantages compétitifs” inattendus

Tous les entrepreneurs sont égaux en droit, certains le sont plus que d’autres. Le constat de Coluche sur les hommes aurait pu s’appliquer au monde de l’entreprise, tant la capacité à lever des capitaux semble fortement corrélée au milieu social et au territoire dans lequel évoluent les chefs d’entreprise.

“Nous avons mené en 2006 une étude sur 400 entreprises financées par 12 fonds. 97 % des entrepreneurs étaient des hommes “blancs”, 82 % diplômés d’une grande école et 95 % des entreprises étaient implantées dans des cœurs d’agglomération”, énonce Laurence Méhaignerie. Ajoutons que la tendance naturelle des fonds classiques est d’augmenter la taille des investissements pour rechercher plus de rentabilité, si bien que les tickets inférieurs à 3M € ne les intéressent guère. Les institutionnels financent de même des lots de plus en plus importants. Pour l’entrepreneur isolé, dont la PME vient de passer le seuil de rentabilité, et dont le nom ou le visage n’est pas “gaulois”, récolter des fonds relève donc de la gageure.

“Nous avons identifié une niche d’entrepreneurs qui était peu financée par le capital-investissement”, résume la dirigeante de Citizen Capital.

Les opportunités sont pourtant une réalité, et ce dès la création. Timothy Bates (Wayne State University) et William Bradford (University of Washington) ont observé que les taux de retour sur investissement des fonds de capital-risque placés dans des sociétés créées par les minorités étaient supérieurs à la moyenne des fonds traditionnels. Les raisons ? Des entrepreneurs dotés d’une audace et d’une volonté de réussite hors norme, mais aussi des quartiers défavorisés dotés d’“avantages compétitifs”, parce qu’ils sont moins chers et souvent générateurs des nouvelles tendances de consommation que ceux qui sont implantés localement perçoivent avant les autres.

(source : http://www.lenouveleconomiste.fr)

Les ateliers de cuisine plaisent aux investisseurs !

Après Cook and Go qui annonçait en Novembre 2011 une levée de fonds de 800 K euros auprès de ses actionnaires historiques (et notamment Paris Business Angels) afin d’accélérer son développement en régions, c’est l’Atelier des chefs qui se lance dans un processus de levée de fonds auprès des banques.

Créé en 2004 à l’initiative des frères François et Nicolas Bergerault, L’atelier des Chefs possède maintenant 15 ateliers en propre et 4 franchises à Nantes, Dijon, Marseille et Aix en Provence.

L’Atelier des Chefs souhaite aujourd’hui se développer à l’international avec un projet très avancé de 2ème atelier à Londres (ouverture prévue en avril). L’objectif est d’atteindre 6 ateliers à Londres de cuisine anglaise mais également  de cuisine indienne et chinoise !

Pour élargir son offre à l’étranger, l’atelier, déjà également implanté en propre à Dubaï, travaille sur une grille d’évaluation afin de connaître son potentiel et de décider où s’installer.

Avec un chiffre d’affaires de 11,6 millions d’euros pour 2011 avec, en 2010, 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice net de 150 000 euros, l’enseigne réalise actuellement 15 % de son chiffre à l’étranger avec 2 implantations uniques.

Pour mémoire, l’Atelier des Chefs procédait à une levée de fonds de 720 K euros auprès de Turenne Capital en Juin 2010. En Janvier 2010, 20 % du capital était déjà détenu par des fonds d’investissement.

(sources : les échos de la franchise et franchise magazine)

Made.com lève 7,3 M euros auprès d’investisseurs internationaux

L’e-commerçant britannique de mobilier design à prix d’usine annonce un second tour de table de 7,3 millions d’euros, conduit auprès du fonds d’investissement newyorkais Level Equity ainsi que de son actionnaire historique, PROfounders Capital.

En moins de 2 ans (le site a été lancé en avril 2010 Ning Li – déjà cofondateur de MyFab – et Brent Hoberman – fondateur de Lastminute.com et de MyDeco – , Made.com emploie aujourd’hui 45 personnes et revendique 100 000 clients. Le site prépare son expansion internationale.
Concrètement, les internautes votent pour les designs qu’ils préfèrent. Ceux ayant recueilli le plus de votes sont fabriqués en Chine et proposés avec un discount aux utilisateurs ayant voté pour eux. C’est sur ce site que vous trouverez la copie de la fameuse chaise Tolix à un prix défiant toute concurrence !

Made.com déclare vendre ses produits à des prix 50% à 80% inférieurs à ceux de ses concurrents, en contournant les grossistes et les distributeurs mais aussi et surtout en délocalisant . Le site de fabrication à la demande avait réalisé une première levée de fonds de 2,5 millions de livres (2,77 millions d’euros) au moment de sa création, notamment auprès de Jaïna Capital, le fonds d’investissement de Marc Simoncini, et de PROfounders Capital.

La morale de l’histoire est qu’il est plus facile de lever des fonds quand on est un entrepreneur qui a déjà réussi dans l’Internet !