Citizen Capital, une approche différenciée de l’investissement !

Si les critères financiers d’investissement de Citizen Capital sont « classiques » (CA entre 1 et 15 M euros, seuil de rentabilité atteint), ce sont les critères extra-financiers qu’ils appliquent qui font toute la différence :

  • Critère lié à l’implantation géographique : entreprises implantées ou ayant une stratégie de développement dans des territoires défavorisés et/ou ;
  • Critère lié au profil ou au parcours du dirigeant : entreprises dont le(s) dirigeant(s) a un profil d’autodidacte (niveau de formation pouvant aller jusqu’à Bac + 2), ou est issu des migrations extra-européennes/Dom-Tom et/ou ;
  • Critère lié à l’impact sociétal de l’activité : entreprises qui placent les enjeux de responsabilité sociale au cœur de leur activité

Les entrepreneurs visés, souvent issus de zones défavorisées, sans background éducatif pour les aider dans cette quête de deniers sont peu familiers des capitaux-investisseurs.

Un objectif de retour de 15 %

Les fondateurs, ayant pris pour référence les performances du capital-investissement au cours des 10 dernières années, se sont donné l’objectif d’un retour brut de 15 %, sans les frais de gestion. Un modèle hybride que l’Anglais Bridges Ventures, qui applique le capital-risque aux régions les plus pauvres du Royaume-Uni pour donner les mêmes chances de réussite aux personnes privées de capitaux, applique depuis 9 ans.

Chez Business Angel des Cités (BAC), FCPR porté sur les fonts baptismaux par l’entrepreneur Aziz Senni avec le concours de Gilles Cahen-Salvador, fondateur de LBO France et de diverses personnalités, le taux attendu se situe entre 15 et 25 % dans les 5 à 7 ans.

La promesse est donc de donner du sens à l’argent, mais aussi de gagner sa vie. Citizen Capital investit entre 500 000 et 2,5M € dans des PME réalisant un CA compris entre 1 et 20M €. “Une PME de petite taille en phase de croissance a la capacité de doubler voire tripler sa taille en 5 ans”, justifie Laurence Méhaignerie. Et de citer José Jacques-Gustave, un Martiniquais créateur de G2J, société de prestations de services de vidéo-conférence, passée de 14 à 32 salariés en 2 ans suite à un apport de 800 000 €. Une ambition qui implique une stricte sélection des projets. “Du fait des perspectives de rentabilité nous n’avons pas donné suite à des entreprises sociales qui nous avaient sollicités. Mais nous n’excluons pas la création d’un fonds spécifique”, explique Laurence Méhaignerie, co fondatrice de Citizen Capital.

“Avantages compétitifs” inattendus

Tous les entrepreneurs sont égaux en droit, certains le sont plus que d’autres. Le constat de Coluche sur les hommes aurait pu s’appliquer au monde de l’entreprise, tant la capacité à lever des capitaux semble fortement corrélée au milieu social et au territoire dans lequel évoluent les chefs d’entreprise.

“Nous avons mené en 2006 une étude sur 400 entreprises financées par 12 fonds. 97 % des entrepreneurs étaient des hommes “blancs”, 82 % diplômés d’une grande école et 95 % des entreprises étaient implantées dans des cœurs d’agglomération”, énonce Laurence Méhaignerie. Ajoutons que la tendance naturelle des fonds classiques est d’augmenter la taille des investissements pour rechercher plus de rentabilité, si bien que les tickets inférieurs à 3M € ne les intéressent guère. Les institutionnels financent de même des lots de plus en plus importants. Pour l’entrepreneur isolé, dont la PME vient de passer le seuil de rentabilité, et dont le nom ou le visage n’est pas “gaulois”, récolter des fonds relève donc de la gageure.

“Nous avons identifié une niche d’entrepreneurs qui était peu financée par le capital-investissement”, résume la dirigeante de Citizen Capital.

Les opportunités sont pourtant une réalité, et ce dès la création. Timothy Bates (Wayne State University) et William Bradford (University of Washington) ont observé que les taux de retour sur investissement des fonds de capital-risque placés dans des sociétés créées par les minorités étaient supérieurs à la moyenne des fonds traditionnels. Les raisons ? Des entrepreneurs dotés d’une audace et d’une volonté de réussite hors norme, mais aussi des quartiers défavorisés dotés d’“avantages compétitifs”, parce qu’ils sont moins chers et souvent générateurs des nouvelles tendances de consommation que ceux qui sont implantés localement perçoivent avant les autres.

(source : http://www.lenouveleconomiste.fr)

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