Levée de fonds : faut-il faire appel à un intermédiaire ?

Autant on sait qu’il faut faire appel à un notaire pour vendre un appartement ou à un commissaire aux comptes pour certifier les comptes d’une société anonyme, autant il est difficile de répondre de manière tranchée à cette question tant les réalités sont contrastées. Tandis que certains entrepreneurs réussissent à lever des fonds rapidement et en toute autonomie, nombre d’entre eux s’épuisent pendant des mois sans succès. Tous partagent pourtant le sentiment d’avoir un projet d’envergure.

Ceux que nous avons vu lever des fonds sans être accompagnés satisfaisaient les pré-requis indispensables (lire ou relire notre article : levée de fonds : adage n°2) mais également au moins l’une des conditions suivantes :

1) Ils bénéficient d’un réseau dense…et de préférence un réseau de particuliers aisés susceptibles d’investir en défiscalisation ISF ou IRPP.

2) Ils ont déjà levé des fonds avec succès. Ils connaissent donc les investisseurs mais également leurs éléments de langage. Ils anticipent les demandes des investisseurs et affûtent leurs arguments.

3) Les équipes sont suffisamment étoffées pour que le dirigeant puisse consacrer du temps à la levée de fonds (tous sont surpris de constater à quel point c’est chronophage)

4) L’activité de l’entreprise est conforme aux attentes du moment des investisseurs. On a connu des périodes cleantech, des périodes e-commerce, des périodes logiciels en mode SaaS,…. Aujourd’hui, on assiste à un intérêt croissant des investisseurs pour les sujets liés à la mobilité ou à la consommation collaborative (locations de maisons, de véhicules, de petits matériels entre particuliers, ….)…mais pour combien de temps ???

Si ces entrepreneurs ont réussi à lever des fonds seuls (et ce n’est pas une mince affaire), on peut légitimement se demander s’ils n’auraient pas obtenu de meilleures conditions si un intermédiaire s’était substitué à eux pour négocier la valorisation mais également certains termes du pacte d’actionnaires et notamment les conditions de sortie de l’investisseur (clauses de relution par exemple).

Si lever des fonds sans intermédiaire représente sans conteste une économie de coûts (relative puisque le plus gros des honoraires est lié au succès de l’opération), ce n’est pas forcément le meilleur calcul qui soit.

Anne Chofflet

Finapsis

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